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Gil Browaëys a choisi la terre, le feu et si cela n'était pas suffisant, les hautes températures avec un four à bois. Quelle bonne idée !

 Il n'est pas besoin de chercher de signification du travail de Gil : il est un "fait".

 Il choisit d'instinct la voie qui lui demandera la plus grande dépense d'énergie. Ca l'excite. Personne n'y peut rien et sans doute lui non plus.

  Il cherche à se relier (et à nous relier) avec des formes qui nous dépassent, nous entraînant dans la quête du spirituel qui veille ou sommeille en lui (et en nous spectateurs).

 C'est beau et c'est bien comme ça !

 

Claude Champy



Jean-Francois JUILLIARD

GIL BROWAEYS a débuté par des pièces fort bien tournées. Je vénère toujours certaine boîte ronde en grès, aux flancs cannelés, à l'émail brun finement moucheté, montée sur quatre pieds de porcelaine contournés, un peu baroques, l'ensemble pouvant évoquer un vieux bronze chinois. Il s'est tourné ensuite vers d'âpres cuissons au bois, de hauts vases blancs, ocres et noirs, puissamment enfumés : l'oeuvre au noir (cf RCVn°111). Et puis ce fut la vocation de l'art brut, violent, sauvage, des amas et mélanges de matériaux, je dirais presque des "compressions" de roches diverses, un peu à la manière d'un César. Le brut, l'amorphe, l'irrationnel de ces masses expressives, rudement architecturées, l'emportait, à mon sens sur toute idée de beauté. La présentation actuelle, au musée Guimet, des célèbres rochers de lettrés chinois m'a soudain suggéré que Gil BROWAEYS redécouvrait peut-être à sa manière, l'attitude de ces vieux maîtres de sagesse.


Pour leur méditation personnelle, ils sélectionaient les plus extraordinaires de ces formations rocheuses, ces concrétions naturelles admirablement biscornues qui symbolisaient, à leurs yeux, les noeuds de rencontres les plus complexes et les plus étonnants des souffles du Tao, des énergies du cosmos : ces rochers symboliques, objets d'étrangeté et d'admiration, microcosmes de la montagne, elle-même microcosme de l'univers, étaient quasi doublement vénérables. GIL BROWAEYS, ces rochers inspirés, il les fabrique, il les créé lui-même, de son propre souffle vital qu'il incorpore pleinement aux métamorphoses de la matière et du feu, aux noeuds innombrables du Tao. Il nous les propose comme lieux de méditation et de reconnaissance de soi-même et du monde, d'interrogation et de contemplation, d'émoi et de sérénité. Davantage que dans leur forme laissée volontairement hasardeuse, ouverte, hérissée, éclatée, leur beauté particulière réside dans leur texture architectonique, apparemment pauvre, naturelle et brute, mais en vérité agencée de manière très aventureuse et complexe, et qui lui apparait, telle que, puisamment porteuse d'emoi, émoi tellurique, élémentaire, originel, primordial. [...]

Amélie PERRET

POUR UN PASSAGE A L'ACTE

Les sculptures de GIL BROWAEYS sont à l'image d'un être pris sur le vif d'un passage à l'acte où abstraction et expressionnisme se confondent pour une révélation de soi et de la matière ou, peut-être, de soi dans la matière, à moins que ce ne soit une révélation de la matière par l'artiste lui même. Acte de création, acte de révélation, il n'y a pas de mots assez forts pour décrire le feu qui anime GIL BROWAEYS. L'artiste se souvient d'une phrase d'un jazzman saxophoniste : "l'artiste doit dire de quoi la vie est faite". Mais de quoi-donc la vie est faite ? GIL BROWAEYS à tavers ses sculptures semble nous le déposer là, devant nous, en une masse de matière pressée, déchirée, coupée, malaxée, qui marque l'esprit sans que nous sachions véritablement en comprendre le sens. Il s'agit bien là d'un souffle vital expulsé, entendu comme le feu d'une révolte toute intérieure, exultée. Ce feu qui attise l'artiste et qui finit en un passage à l'acte par un déchaînement en la matière.


ADDRESS
Gil Browaëys
205 rue du bas
80880 Saint-Quentin la Motte

CONTACTS
gil.browaeys@gmail.com

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